Florence Hallouin (Génération Plume), Créatrice d'Avenir 2015 : protéger sa marque et son invention

 

 

LESECHOS.FR - La fondatrice de Génération Plume a mis la propriété intellectuelle au centre de sa stratégie.

 

 

Vous avez créé un nouveau type de couche culotte lavable. Quelle a été votre première démarche pour protéger cette innovation ?

Florence Hallouin, fondatrice de Génération Plume : Fin 2008, je n’avais pas encore créé mon entreprise. J’avais conçu une innovation et un projet de création de marque. J’ai d’abord rencontré un cabinet de propriété intellectuelle qui m’a expliqué comment protéger ce système anti-fuite avec un brevet. Je voulais également déposer la marque Hamac qui était exploitable en France. Mais avant d’effectuer ces démarches, j’ai gardé le secret en faisant signer des contrats de confidentialité aux fournisseurs et partenaires du projet.

 

Comment s’est passé le dépôt de brevet ?
F.H. : Nous avons déposé le brevet en France début 2009, quelques mois avant la création de la société en décembre. Par la suite, j’ai déposé deux autres brevets pour consolider le premier. Nous avons des concurrents très puissants. Tout cela sert à les empêcher de nous copier. Nous avons aussi déposé au Japon et aux Etats-Unis, deux pays où nous croyons avoir un potentiel.

 

Quel est votre budget de propriété intellectuelle ?
F.H. : Nous dépensons entre 14.000 et 20.000 euros par an, en comptant les frais du cabinet spécialisé qui nous assiste. Depuis 2009, nous avons fait plusieurs levées de fonds qui nous servent en partie à financer ces efforts. Au tout début, notre activité de couches lavables faisait un peu rigoler. Le fait d’avoir des brevets renforce notre crédibilité. C’est un levier pour convaincre des investisseurs et obtenir des subventions publiques. Vis à vis de nos clients, des mamans et des crèches, c’est aussi un argument marketing à valoriser.

 

A l’étranger, protéger l’innovation a-t-il posé des problèmes particuliers ?

F.H. : Il y a des pays plus protectionnistes. Aux Etats-Unis, nous nous y sommes repris à cinq fois avant que notre demande de brevet soit acceptée par l’administration. En Allemagne, une marque portait le même nom que nous. Bien qu’elle n’ait rien à avoir avec les produits bébé, elle nous a bloqués. Nous avons dû changer de nom pour ce marché : H-Mac au lieu de Hamac.

 

 

Source : http://business.lesechos.fr/entrepreneurs/innovation-recherche/florence-hallouin-generation-plume-la-propriete-intellectuelle-entre-14-000-et-20-000-euros-par-an-208036.php

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